Ntoum, Mulundu et Bendjé sont les trois sièges concernés par les quatre recours en annulation introduits à la Cour institutionnelle au titre du contentieux de l’élection législative partielle du 6 juin dernier dont les résultats avaient provoqué une levée de bouclier de l’opposition.
Ouvert avec la validation par la Cour constitutionnelle des résultats des élections législatives et sénatoriales partielles du 6 juin, le contentieux électoral a enregistré, comme pressenti, quatre recours en annulations.
Il s’agit des sièges de Ntoum (deux recours), Mulundu et Bendjé, où les candidats malheureux dénoncent à l’unisson les «irrégularités flagrantes» orchestrées par le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), arrivé largement en tête dans ces circonscriptions.
Le Parti sociale démocrate (PSD, ex majorité) battu à Ntoum, avait dénoncé «l’achat des cartes d’électeurs par certains responsables de la majorité, aux fins d’empêcher les propriétaires d’aller accomplir leur devoir civique, l’installation d’un centre de vote de six bureaux devant la résidence du candidat du PDG», ou encore a circulation lors du scrutin de «vraies fausses» cartes nationales d’identité établies la veille du scrutin avec un tampon de la «Police nationale» de Ntoum, alors que ce corps n’y existe pas.
L’Union nationale (UN) et l’Alliance pour le changement et restauration (ACR), principales forces de l’opposition, avaient affirmé que «le ministre de l’Intérieur, en violation flagrante des dispositions du Code électoral, a fait procéder unilatéralement à la révision de la liste électorale, (…) au profit d’électeurs frauduleusement inscrits» particulièrement dans le Komo Mondah (Ntoum), à Mulundu (Lastourville) et à Bendjé (Mpaga).
Selon des sources proches du dossier, le contentieux devrait être vidé cette semaine.
Un dossier sur lequel la Cour est très attendue après les contestations de celui du scrutin présidentiel du 30 août.